Per aqueth 10 d’octobre, que retieneram, purmèr, la grana quantitat d’acamps, a l’entorn de 45 en tot lo país dab haut o baish un milierat de personas.

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Suite à l'appel à "mobilisation générale" du collectif "Pour que vivent nos langues", qui se déroulera le 10 octobre 2020 dans plusieurs villes de l'Etat Français, voici le manifeste :
"À l’automne 2019, notre collectif d’associations culturelles « Pour que vivent nos langues » décidait une série d’actions dont la première a été un rassemblement à Paris le 30 novembre 2019. Depuis, il ne cesse d’alerter pouvoir politique, élus et population sur le danger que courent nos langues.

Nos langues, ce sont l’occitan-langue d’oc, le basque, le breton, le catalan, le corse, le flamand occidental, l'allemand standard et dialectal alsacien et mosellan, le savoyard (arpitan-francoprovençal), les langues d'Oïl dont le gallo et le poitevin-saintongeais, les créoles et les langues autochtones des territoires des Outre-Mer, cette richesse commune, partagée, dont l’article 75-1 de la Constitution fait un patrimoine pour la France dans son ensemble.

Toutes nos langues résistent en France pour ne pas disparaître, car elles figurent toutes à l’inventaire des « langues menacées de disparition » établi par l’Unesco. Malgré l’élan mondial pour que biodiversité naturelle et biodiversité culturelle soient enfin considérées et préservées, malgré les textes internationaux qui régissent les droits de l’Homme et les droits des peuples, l’État français, en dépit de multiples condamnations par l’ONU, continue son œuvre de destruction du patrimoine immatériel millénaire que sont nos langues et nos cultures.

Le parallèle avec l’effondrement de la biodiversité n'est pas qu'une simple image : il existe un lien étroit entre un monde riche de ses écosystèmes complexes et une humanité riche de la variété de ses langues et de ses cultures. Urgence écologique et urgence culturelle sont les deux faces d'un seul et même défi : quel monde voulons-nous, demain, pour nos enfants ?

Or, aujourd’hui, la survie de nos langues est menacée par la volonté de l’État, malgré l’attachement des populations au patrimoine linguistique et culturel de leur territoire, malgré les efforts des parents d’élèves, des enseignants (enseignement public, associatif, catholique), malgré le travail des artistes et écrivains, malgré un réseau dense et actif de militants associatifs, malgré l’engagement de nombreux élus.

Il n’existe en France aucune volonté réelle de la part des pouvoirs politiques, derrière les apparences et les discours convenus, de mettre en place de véritables politiques linguistiques efficaces pour les langues régionales.

La situation de l'enseignement, vecteur essentiel de la transmission et de la vitalité de nos langues est emblématique de cette absence de volonté. La loi dispose que « les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé ... ». Or non seulement cette loi et les conventions signées par l’État ne sont pas respectées, mais les différentes formes d’enseignement (optionnelle, bilingue et immersive) sont mises à mal par l’actuel ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dont la politique conduit à accélérer le déclin de nos langues. Sa récente réforme du baccalauréat, et ses déclarations au Sénat en mai 2019 contre l’enseignement par immersion en sont l’illustration. La circulaire du ministre, publiée le 10 juillet 2020 encourage « la promotion des langues anciennes » mais n’évoque même pas les langues régionales.

Un an après la mise en place de la nouvelle réforme le processus d’effacement de nos langues est donc bien là : quelles que soient les dénégations infligées par le Ministre aux associations comme aux élus locaux et nationaux : c’est bel et bien à une mise à mort que procède la réforme du lycée

  • en plaçant les élèves des filières d’enseignement des langues régionales face à une angoissante concurrence avec les filières dites de « l’enseignement utile », telles que les autres langues vivantes, et même les mathématiques, alors que l’enseignement des langues mortes peut lui être choisi en dehors de toute concurrence avec d’autres enseignements.
  • en réduisant et marginalisant les possibilités de suivre et de valoriser un enseignement de et en langue régionale.

 

Mais nos langues subissent d’autres attaques dans le système scolaire :

  • insuffisance flagrante des moyens financiers et humains encore aggravée, ces dernières années, par la diminution des postes aux concours d'enseignants.
  • dotations horaires spécifiques, indispensable à l’enseignement de nos langues, réduites, supprimées ou jamais mises en place.
  • refus, tout récemment au Pays Basque, d’autoriser de nouvelles expérimentations immersives en basque, alors que les écoles associatives montrent depuis plus de 40 ans, l’intérêt pédagogique de l’enseignement par immersion. Or nous rappelons que l’enseignement immersif est d'usage courant en Europe et au-delà pour la sauvegarde de langues menacées par une langue dominante : pour le français au Québec pour le basque ou le catalan en Espagne pour le gallois en Grande Bretagne pour l’allemand en Belgique germanophone, etc… Cette pratique est reconnue pour l’enseignement de nos langues en France, depuis de nombreuses années dans l’enseignement associatif, avec des expérimentations prometteuses dans l’enseignement public, pour le catalan, le corse, le basque.
  • refus injustifié d’inclure le flamand occidental et le francoprovençal dans la circulaire listant les langues pouvant être enseignées dans l'enseignement public.  
  • imposition de l’anglais dans certains diplômes, au mépris de l’égale dignité des langues

Ce qui est programmé c’est l’expulsion de nos langues du service public d’Éducation Nationale, alors qu’il est indispensable de proposer pour tous les enfants l’enseignement de la langue de leur région.

Toutes ces mesures assèchent les viviers d’élèves et ne peuvent pas garantir la continuité de la formation jusqu’aux universités et aux centres de formation des maîtres, privant le pays de personnels formés en langue régionale.

Nous déplorons le refus

  • d’application du code de l'éducation modifié par la loi N°2013-595 et de programmation pour la refondation de l'école de la République, notamment de l'article 312-10 qui stipule que: "Les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France (article 75-1 de la constitution), leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage...".
  • de toute nouvelle mesure significative en faveur de nos langues dans la loi « pour une école de la confiance » malgré la nécessité d’élargir l’offre d’enseignement de nos langues et les propositions pertinentes de députés et sénateurs.
  • de nouvelles expérimentations d'immersion dans le service public.

 

  • de toute correction des mesures régressives prises ces dernières années, notamment de la réforme du lycée et du baccalauréat.

Étant donné la place centrale de l’école dans la transmission de nos langues, c’est la survie de celles-ci en société qui est directement menacée et, avec elle, celle d’un tissu culturel et artistique vivant internationalement reconnu (musique, théâtre, arts de l’audio-visuel, littérature…).

Ce qui est en jeu, c'est l'existence-même du patrimoine culturel que nous portons, en Corse, en Bretagne, en Alsace et Moselle, en Catalogne, en Flandre, en Savoie, au Pays basque, dans l'ensemble occitan et dans bien d'autres régions françaises attachées à leurs particularités culturelles et linguistiques.

 Nous nous sommes rassemblés dans ce collectif pour que, au Parlement Européen, à l’Assemblée nationale et au Sénat, dans les Collectivités, villes et villages de nos territoires qui portent la diversité culturelle de la France et de l’Europe, un large mouvement de protestation indignée et combative se lève pour arrêter ces politiques linguicides, pour que soit modifié l’article 2 de la Constitution qui sert d’excuse au refus de toute avancée législatives et règlementaire en faveur de nos langues et pour que soient enfin décidées des politiques linguistiques porteuses d’espoir pour l’avenir à l'image de ce qui se fait au Québec, au Pays de Galles ou encore dans la Communauté Autonome Basque.
Notre combat continue, et continuera."

- Ainsi que l'appel :
"Le Collectif Pour Que Vivent Nos Langues s’est engagé dans l’organisation d’une « Journée des Langues Régionales » qui fixée au samedi 10 octobre 2020. Elle viendra en écho à la journée européenne des langues qui a lieu chaque année à l’automne.

Ce jour-là, dans plusieurs villes de Bretagne, d’Occitanie-Pays d’Oc, du Pays Basque, de Corse, d’Alsace et de Flandre, etc... nous mènerons une sensibilisation commune autour des grands termes de notre mobilisation « Pour Que Vivent Nos Langues ».

Cette Journée consistera en rassemblements symboliques et de réunions auxquelles seront conviés tous ceux qui, dans chaque région, sont engagés dans la défense et la promotion des langues et cultures régionales.

Nous vous invitons à prendre contact avec les structures de votre territoire, pour trouver le rassemblement le plus proche de chez vous."


- Voici les diférents lieux de manifestation (mercés aux medias  jornalet.com et aquodaqui.info, AVERTISSEMENT IMPORTANT !! hesitez pas à verifier les informations de dates et heures auprés des structures locales pour éviter d'éventuelles erreurs.) :


Aix-en-Provence, Rectorat d’Aix – Marseille, 10h.

Agen rassemblement place Jasmin à 10h, avec l’association de parents Òc-bi

Aurillac, le rassemblement a lieu sous le marché couvert, place de l'hôtel de ville dès 9h30, puis cortège vers la Préfecture du Cantal. Là l’IEO et 15 associations appellent à l’initiative.

Arles rassemblement devant la préfecture - heure non communiquée.

Avignon, devant l’Académie (rue Thiers) à 11h30, par l’IEO Vaucluse, la Felco via son association provençale Aeloc, la Calandreta d’Orange et l’association Ben Lèu.

Baiona chaine humaine à 11h de René Cassin à la Sous-Prefecture

Béziers au théâtre municipal à 9h, et aussi devant une calandreta

Bollène (84) devant le lycée de la commune.

Bordeaux, place Pey Berland, 11h

Castelnaudary l’IEO coordonne l’initiative locale, en matinée

Clermont Ferrand, Rassemblement au Rectorat à 10h, puis direction la Préfecture, puis la place Jaude, arrivée pour 12h30. Organisé par l'IEO du Puy-de-Dôme

Carpentras  17h à la Sous Préfecture

Foix, 11 h sous les allées couvertes de la ville, Halle Vilotte.

Grenòble (Acadèmia de Grenòble que gestiona lei despartaments d'oc d'Ardècha e de Droma) acamp a 11h davant lo musèu daufinenc, 30 carrièra Maurice Gignoux, puei camina fin qu'au Rectorat. Aquela iniciativa es particulara, bòrd que recamparà d'occitanofònas e d'arpitanofònas, organisats per lo Creo Daufinat Vivarès, l'IEO Ròse Aups,  l'Associacion d'Ensenhaires dau Savoiard, e l'Aliança Culturèla Arpitanna.

Limoges, Rassemblement au rectorat, 10h30

Mont de Marsan, à la Préfecture à 10h30 le Café Gascon du Mont et Òc-bi appellent au rassemblement à 10h30

Montpellier, réunion débat, à 11h, salle Pelloutier à Antigone
12h30, manifestation vers esplanade devant l'Office du Tourisme, où se tiendra un Rassemblement musical et poétique

Marseille rassemblement devant la préfecture, l'heure ne nous a pas été communiquée.

Narbonne rassemblement à la Sous Préfecture à 11h

Nice de 10 à 12 h, conférence de presse de l'APLR et Felco au lycée Masséna, puis y tiendra son assemblée générale

Nîmes rassemblement 9h, au Carré d'Art, à l'appel du Félibrige, de la Marpoc, de la Felco et de l'IEO

Orange 17h devant l’Inspection d’Académie

Pau le rassemblement à l’Ostau Bearnés pour 10h30, puis manifestation jusqu'à l'inspection Académique

Penne d’Agenais rassemblement le vendredi 9 octobre de 10h à 16h30 à la Calandreta Lo Caminol

Périgueux de 10h-12h marché que l’IEO 24 et Novelum donnent rendez vous, le matin.


Peyrehorade (Landes) le rassemblement aura déjà eu lieu le 9 octobre à 19h au Parc de la Mairie.

Saint-Girons (09), le rassemblement aura lieu devant la mairie à 11h.

Sainte-Affrique (12) 11h place de la mairie

Toulouse rassemblement prévu en matinée devant l’école calandreta Garoneta.

La Tuta d'Òc fera une action en ligne avec les visiteurs de la librairiede 10h a 19h. S'agís d'enregistrar una frasa, un poèma, una citacion, un cant, una golardada... tot aquò sera difusat suls comptes Instagram e Facebook, 10h a 19h enregistraments de tèxtes
11, Carrièra de Malcosinat


Des rassemblements pourraient avoir lieu aussi à Pamiers (mairie 11h), Le Puy en Velay (préfecture 10h), Saint-Flour (Sous Préfecture 11h), Castres (en fin de matinée, lieu non connu de nous), Sigean (11h à la Mairie), Saint-Martin de Seignanx (40 - le vendredi 9 à 17h devant l'école maternelle)




Nous relayons également le communiqué du FPRO (Front Populaire pour la République Occitane) :
"Aperet a manifestar lo 10 d’octobre per las lengas.

Au debut d’aqueth abòr tostemps parasitat per la preséncia deu Covid e de la crisi sanitària, qu’ei mauaisit de’s botjar lo monde entà manifestar. Aquera iniciativa deu colectiu Pour que vivent nos langues que testimonia ua volontat de non pas tròp perlongar ua temporada de sequèra politica tà las nacions shens estat de l’Estat francés a despart d’un refendum jogat per avança en Kanaky.

En efèit, la crisi actuau n’a pas meliorat lo hat de las nostas lengas mespresadas. De hèit, los occitans e las occitanas de las classas popularas, com ençò deus autes pòples, que s’an concentrat lo temps suus lors interés economics, dejà beròi atacats per la crisi economica deu capitalisme. Qu’ei normau e qu’ei juste mes que’n patís la nosta lenga entà qui lo periòde n’ei pas de bon víver. E òc, quin combatejar tà la lenga quan n’èm pas segur d’acabar lo mes, de’s guardar l’emplec, de’s sauvar la botica per un artesan, etc… ?

L’iniciativa de manifestar per aquestes torns qu’ei donc coratjosa, mes enqüèra un còp que descobrim, dab despieit, las revendicacions timidòtas d’aqueth colectiu qui n’amasserà pas milions de personas de l’ua part e qui ne sembla pas compréner qu’ua tau manca d’engatjament en lo perpaus, o tot simplament de nhaca, qu’anoncia dejà ua deshèita. E cau enqüèra parlar de l’exemple deus GJ, qui batalhan despuish quasi dus ans e qui n’an pas obtienut arren a maugrat d’ua determinacion inedita ? Las demandas amistosas ne fonccionan pas dab l’Estat Francés. Que’ns cau un vertader pés politic entà ganhar.

Que podem arregretar la manca de clarificacion « Occitanie-Pays d’òc » de l’ua part e hens lo corric deu 18 junh « Nous ne pouvons interpréter cette attitude de rejet systématique de toute mesure en faveur de nos langues autrement que comme une fin de non-recevoir de sa part (le ministre de l’éducation), et un refus total de tout dialogue. », ua frasa qui ditz plan la manca de presa de consciéncia de la situacion de l’auta part.

N’ei pas ua simpla « fin de non-recevoir », qu’ei ua estrategia tà’ns har crevar. Aquera estrategia que s’inscriu dens la volontat, jamei vertaderament abandonnada, deu poder estatic francés, de perlongar lo noste etnocidi entà justificar l’imensitat deu territòri francés e la nocion fantasiosa de « l’Estat-nacion ». Tanben, l’organizacion a la darrèra minuta d’acamps locaus dens las vilas mejanas qu’ei drin a l’imatge de l’occitanisme : pagalhós. Que’s pòden totun felicitar d’aquera multiplicacion d’iniciativa en Occitania tota.Qu’aperam totun totas las occitanas e tots los occitans a juntar aquera manifestacion dab eslogans, ideas mei engatjadas pr’amor que cau tostemps muishar la nosta existéncia, pr’amor que cau har saber au poder que ne morirem pas e que n’abandoneram pas las nostas lengas e culturas.

Siam numerós.osas e determinats.adas lo 10 d’octobre !
NON A L’ETNOCIDI !

FPRO"

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Dimenge, 15 Octòbre 2017 16:12

Linha Editoriau

Ligne éditoriale du journal NOS- Nouvelles OccitanieS.  Version Òc et Fr.

Òc

 

Instruisetz-vos

Qu'avem besonh de vòstra intelligéncia

Motivatz-vos

Qu'avem besonh de vòstre estrambòrd

Organisatz-vos


Qu'avem besonh de tota vòstra fòrça (A. Gramsci)

 

  Aquèu projecte emergís d'una soma de reflexions e de practicas qu'avem temptat de sintetisar. La sintesi de nòstrei experiéncias, l'analisi de l'epòca ente lucham, nos an fach constatar aquò : avem besonh, imperativament, d'un esplech capable de nos informar, de nos formar e de nos organisar. La tòca estent la creacion d'una unitat politica e ideologica necessària a la construccion d'un movement revolucionari poderós.

  Nòstreis experiéncias de militants politics, culturaus, associatius au servici dau pòple d'Occitània nos an portat a la necessitat de tornar pensar nòstra accion. Qu'aquò siague au nivèu politic o culturau, una èra s'acaba, una autra se dubrís, plena d'espèr.

  Aquela novèla èra vei lo retorn de la question revolucionària : se vei que non, l'istòria es pas acabada. Tot lo contrari, lo monde es animat de tressaus e de convulsions que marcon lei confinhas dau capitalisme. Desempuèi 2008, la crisi generala dau capitalisme s'es radicalament agravada e a cabussat l'umanitat dins l'incertitud, millions de femnas d'òmes, d'enfants, an estat cabussats dins la misèria e la precaritat que tòcon millions d'umans. Dins lei païses imperialistas, la crisi vèn far irrupcion dins nòstrei vidas, caumatge de masse, misèria galopanta, precarisacion, violéncia, depression, etc. Mai ente i a opression, i a resisténcia, e nòstre epòca, que que ne ditz lo monopòli mediatic, manca pas an aquèla realitat. De pertot dins lo monde, la resisténcia contra lo capitalisme s'organisa de diferents biais, prèn mantunas fòrmas. Aquélei resisténcias  son destinadas a s'unir e se tranformar en una fòrça invencible que destruirà lo capitalisme e liberarà l'umanitat.


  Parallelament, e aquò's pas anodin, la consciéncia occitana se desvelopa, a cha pauc dins lei massas, sort de son mitan bugetat per prene sa plaça dins lo grand movement de l'istòria. Quatre manifestacions de massa, aquèlei dètz darrièiras annadas, an demostrat la vigor e la mobilisacion d'un movement que pasmens a pas ges de linha politica clara. Avem tirat pauc de gasanh dins aquélei accions, es mai la prèva que l'Estat frances se pòt pas reformar. Nos cal tirar d'ensenhaments d'aquélei doas constatacions e tornar veire nòstre biais de luchar.

  Lei questions dei pòples periferics (Còrse, Breton, Catalan, Basc, Arpitan, Occitan, Alsacian, Flamenc) dins l'estat francés dessenha une prumièra linha de demarcacion dins la politica francesa. Deis anarquistas, en passants pels communistas, sociaus-democratas, centristas, fins ai faissistas, aquela question dessenha una linha de rompedura. Lei revolucionaris franceses, totas tendéncias confondudas, son sovent a malaise amb aquela question. Verai, luenh d'esser secondària o inexistenta come d'unei o volon far crèire, just es centrala pel fach que tòca a la construccion de l'Estat francés. Lo refús d'officialisar nòstrei lengas, o solament de sinhar la carta dei langas minorisadas, demostra la prefondor dau problema. Adoncas, es una linha de demarcacion que se precisara mai qu'avançara nòstra batèsta, la negar o la regitar serà doncas un sosten objectiu a l'Estat borgés. Aquela lucha fa lo rescòntre ambé la lucha dei populacions d'origina immigrada que (subre)vivon dins l'Estat francés coma de semicolonisats. Aquela presa en còmpte dei massas Afrò-Musulmanas e la pluralitat de la terra occitana nos fa adoptar la denominacion de pòple d'Occitània en plaça de pòple occitan. Aquò nos permeis de marcar l'inclusion dins nòstre projecte emancipator la problematica, ela tambèn dessenhant una seconda linha de demarcacion centrala dins l'Estat francés, d'un tròç larg dei classas populàrias d'Occitània. Pròpriament dich, l'Occitània per nautreis es pas un projecte nacionau mai un projecte emancipator revolucionari, lo nom d'una novèla societat en gestacion.

  Menar la lucha contra l'egemonia culturala e ideologica, vaquí la major batèsta de nòstra epòca. L'implicacion de la geopolitica (valent a dire la politica de l'imperialisme) dins lei mejans de comunicacion mondiaus finiguèt a redusir la linha generala dau jorn end una soleta « maquina per consentiment » : la maquina per consentiment de l'òrdre establit.

  Aquela grandassa maquina de propaganda formada per un malhum d'agéncias de pressa pretendudas « independentas » vòu impausar ai subjectes lora realitat, lora vision dau monde. Aquela « realitat » se fa referéncia unica e universale, qu'es egemonica de çò que lei mejans de comunicacion son agropats.

  Lo malhum de comunicacion de l'imperialisme, totpresent e totpoderós, crea una mena de produch distribuit per lei agéncias de pressa « independentas ». An la cresença de crear una societat purificada ambé la colonisacion mentala, que se desvolopa dins la ficcion e lo vuege culturau. L'imperialisme se pense capable d'ajustar lei facultats intelectualas dei massas et de desvolopar la capacitat d'alterar nòstra consciéncia. L'òrdre imperialista crea un monde a son imatge : informacions desnaturadas enda « Novèlas » sensa gès de sens, perpetuala depolitisacion, catastrofisme, menaças, insultas contra lei pòples, etc. La major part deis emissions TV son un flux de contunh d'apologia dau fatalisme sociau e politic, dau capitalisme (lo pièger sistèmi mai lo solet), dau racisme, de la sensualitat precòça, de l'individualisme, de la paur, dau misticisme, de l'idèia faussa de la « fin de l'istòria ». Aquélei difusions son orquestradas per temptar de contrarotlar lo comportament istoric dei massas : sa volontat de cambiar lo monde, de desirar de far la Revolucion. Entre lors mans, la realitat locala e internacionala se transforma en un solet espectacle televisuau. La populacion mondiala es redusida a quauqueis personalitats sortidas dau show-biz, de l'espòrt, d'un patron poderós, d'un cap d'Estat o d'un deputat. Lei guerras de pilhatge dei ressorças d'un païs dau « sud » se transformon en accion per la democracia coma en Líbia. Leis execucions de la polícia dins lei barris populars se transformon en bavaduras. Una practica religiosa se transforma en envasion civilisacionala. Lei lèis que destruison nòstrei aquesits sociaus son de politicas de modernisacion. Un resistent a l'òrdre establit, quin que siegue, devèn un terrorista etc. Mai que mai, lora tòca es de nos far dintrar dins lo suc que i a pus ges de classas socialas doncas pus ges d'oprimits e d'opressors, pus ges de classa obrièra e doncas pus ges de borgesiá. De gròs en gròs, i a pus ges d'antagonisme, solament d'individús que lor cau se vendre a la melhora ofèrta, espotir leis autres per aver un avenidor dins aquèu monde que pasmens es pas tant bèu. Tot aquò cèrca de destriure la conciéncia de classa qu'es la sola que pòt nos unir e transformar nòstra impoténcia individuala a cambiar lei causas, fins a un novèu poder revolucionari destruisant l'actuau.

  L'Estat francés manca pas an aquela regla, lei mèdias fan partida d'aquèu malhum d'alienacion grandàs. Fòrça agropats, detenguts per quauquei patrons, es per aquò que parlam de monopòli mediatic. Vaquí 19 personas, 11 familhas, 5 bancas et societats financièras et 3 estats (França, Allemanha, Qatar) detenon la quasi-totalitat dei mèdias : [...]

  Es clar, vesem un agropament extrèm dei mejans mediatics e economics. En aquèu cas, coma se pòt parlar de libertat de la pressa o d'objectivitat ? Coma se pòt nomar lo sistèmi politic francés « democràcia », mentre que lei mejans de diffusion son contrarotlats per quauquei mans ligadas ai capitalistas monopolistas ? Vivem dins una dictatura (de mai en mai ubèrta) capitalista, ente une extrèma minoritat orienta nòstre avenidor.

  Aquèu agropament crea una alienacion generalisada que mantèn çò que sonam l'egemonia ideologica e culturala de l'imperialisme sus lei massas. Tot es fach per que consentem ai politcas lei mai infamas, contra nòstrei interès. Aquela egemonia ideologica e culturala es escampada per totei lei canaus de que la borgesiá beneficia : escòlas, universitats, ostaus d'edicion, mèdias, etc.

  Un autre biais de pensar existís, lei idèias escampada per lei mèdias sont pas mai que lo rebat de la pensada dominanta. Nos cau demostrar qu'aquèu sistèmi inuman es pas lo solet, una autra possibilitat existís. La prumièra dei grandas batèstas sera de mostrar que jornadierament lei massas resistisson de 1001 biais fàcia a l'opression. Que lo monde son pas de fadats !

  Tot aquèu atiralh ideologic per nos ensucar solament fonctiona parcialament, se cal saber. De mai en mai de monde comprenon qu'aquèu sistemi es pas gès mai que corrupcion, messòrgas e saquajament. De la part dau pòple, i a una vertadièra demanda d'informacion, lo monde son animats per çò que A. Gramsci sonava lo « bon sen » (buon senso). Es aquèu « bon sen » que nos cau transformar en conscientisacion que ela se transformarà en matèria politica. Lo pòple nòstre, lei trabalhaires e lei classes populàrias, meriton una agéncia de pressa que defendra lors interès.

 

 

Fr

  

Instruisez-vous,

Parce que nous avons besoin de toute votre intelligence

 Motivez-vous,

 Parce que nous avons besoin de tout votre enthousiasme

Organisez-vous,

Parce que nous avons besoin de toute votre force (A.Gramsci)

 

Ce projet émerge d’une somme de réflexions, de pratiques, que nous avons tenté de synthétiser. L'association de nos expériences et l’analyse de l’époque dans laquelle nous luttons, nous ont fait arriver à ce constat : nous avons impérativement besoin d’un outil capable de nous informer, de nous former et de nous organiser. Le but étant de créer une unité politique et idéologique nécessaire à la construction d’un mouvement révolutionnaire puissant.

Nos expériences de militants politiques, culturels, associatifs au service du peuple d’Occitanie nous ont amené à la nécessité de repenser notre action. Que cela soit au niveau politique ou culturel, une ère se ferme, une nouvelle s’ouvre, pleine d’espoir.

Cette nouvelle ère voit le retour de la question révolutionnaire, non, l’histoire n’est pas finie1. Bien au contraire, le monde est animé de soubresauts, qui marquent les limites historiques du capitalisme. Depuis 2008 la crise générale du capitalisme s’est aggravée de manière radicale et a conduit l’humanité dans l’incertitude, des millions de femmes, d’hommes, d’enfants, ont été plongés dans la misère et la précarité.
Dans les pays impérialistes2 la crise vient faire irruption dans nos vies : chômage de masse, misère galopante, précarisation, violence, dépression. Mais là où il y a oppression, il y a résistance et notre époque, quoi qu’en dise le monopole médiatique, ne déroge pas à cette réalité. Partout dans le monde, la résistance au capitalisme s’organise de différente façons, elle prend des multiples formes.
Ces résistances sont destinées à s’unir et se transformer en une force, qui détruira l’impérialisme et libérera l’humanité.

En parallèle, et ce n’est pas anodin, la conscience occitane se développe, petit à petit dans les masses, elle sort de son milieu cloisonné pour prendre sa place dans le grand mouvement de l’Histoire3. Quatre manifestations d'ampleur ces dix dernières années, ont démontré la vigueur et la mobilisation d’un mouvement qui n’a pourtant pas de ligne politique claire. Le peu de gain que nous avons retiré de ces actions montrent, encore plus, que l’État français ne se réformera pas.

De ces deux constats nous devons tirer des enseignements et revoir notre façon de lutter.

   La question des peuples périphériques (Corse, Breton, Catalan, Basque, Arpitan, Occitan, Alsacien, Flamand) dans l’état français marque une première ligne de démarcation dans la politique française. Des anarchistes, en passant par les communistes, les sociaux-démocrates, les centristes, jusqu’aux fascistes cette question marque une ligne de rupture. Les révolutionnaires français, toutes tendances confondues, sont souvent très mal à l’aise avec cette question . En effet, loin d’être secondaire ou inexistante comme certains veulent le faire croire, elle est justement centrale par le fait qu’elle touche à la construction même de l’État bourgeois français. Le refus d’officialiser nos langues, ou seulement de signer la charte des langues minorisées, démontre la profondeur du problème4. Elle est donc une ligne de démarcation, ligne qui se précisera en même temps que notre combat, la nier, ou la rejeter serait donc un soutien objectif à l’État bourgeois. Cette lutte fait la jonction avec la lutte des populations d’origines immigrées qui (sur)vivent dans l’État français comme des semi-colonisées. Cette prise en compte des masses Afro-Musulmanes5 et la pluralité de la terre occitane nous fait adopter la dénomination de peuple d’Occitanie à la place de peuple occitan. Cela nous permet de marquer l’inclusion dans notre projet émancipateur de cette problématique, elle aussi marquant une seconde ligne de démarcation centrale dans l’État français, d’une large fraction des classes populaires d’Occitanie. L’Occitanie n’est donc pas à proprement parler, pour nous, un projet national mais bien un projet émancipateur révolutionnaire, le nom d’une nouvelle société en formation.

Mener la lutte contre l’hégémonie6 culturelle et idéologique voilà la bataille centrale de notre époque. L’implication de la géopolitique (c’est-à-dire de la politique de l’impérialisme) dans les moyens de communication mondiaux a fini par réduire la ligne générale du journalisme moderne à une unique « machine de consensus » : la machine du consensus de l’ordre établi.
  
L’immense machine de propagande formée par un réseau d’agences de presse dites « indépendantes » cherche à imposer au sujet leur réalité, leur vision du monde. Cette « réalité » devient l’unique référence car hégémonique tant les moyens de communication sont concentrés.

L’omniprésent et omnipotent réseau de communication de l’impérialisme crée une sorte de produit unique distribué par les agences de presses « indépendantes ». On assiste à une uniformisation des modes de pensées. La prétention est de créer une société purifiée par la colonisation mentale, qui se développe dans la fiction et le vide culturel. L’impérialisme pense être capable d’ajuster les facultés intellectuelles des masses et de développer la capacité d’altérer notre conscience. L’ordre impérialiste crée un monde à son image : informations perverties en forme de nouvelles vides de sens, dépolitisation perpétuelle  catastrophisme, menaces, insultes envers les peuples. La plupart des émissions de TV sont un flux continu d’apologie du fatalisme social et politique, du capitalisme (le pire des systèmes mais le seul), du racisme, de la sensualité précoce, de l’individualisme, de la peur, du mysticisme, de la fausse idée de fin de l’histoire. Ces diffusions sont orchestrées pour tenter de contrôler le comportement historique des masses : sa volonté de transformer le monde, de désirer la Révolution. Entre leurs mains la réalité locale et internationale se transforme en unique spectacle télévisuel. La population mondiale est réduite à quelques personnalités issues du show-biz, du sport, d’un patron puissant, d’un chef d’état ou d’un député. Les guerres de pillage des ressources des pays du « sud » se transforment en action pour la démocratie comme en Libye. Les exécutions de la police dans les quartiers populaires se transforment en bavures. Une pratique religieuse se transforme en invasion civilisationnelle. Les lois détruisant nos acquis sociaux sont des politiques de modernisations. Un quelconque résistant à l’ordre établi devient un terroriste . Plus que tout, leur but est de nous faire rentrer dans le crâne qu’il n’y a plus de classes sociales donc plus d’opprimés et d’oppresseurs, plus de classes ouvrières, donc plus de bourgeoisie. En gros il n’y a plus d’antagonisme seulement des individus qui doivent se vendre au plus offrant, écraser les autres pour se faire un avenir dans ce monde pas si beau tout de même. Tout cela vise à détruire la conscience de classe qui seule peut nous unir et transformer notre impuissance individuelle à changer les choses, vers un nouveau pouvoir révolutionnaire détruisant l’actuel..

 

L’État français ne dérogeant pas à la règle, les médias font partie de cet immense réseau d’aliénation. Hyper concentrés, détenus par quelques grands patrons, c’est pour cela que nous parlons de monopole médiatique. 19 individus, 11 familles, 5 banques et sociétés financières et 3 états (France, Allemagne, Qatar) contrôlent à peu près tous les médias français :

 

        • A ceci nous pouvons rajouter les chaînes, dites publiques (en fait étatiques), qui sont complètements intégrés à ce réseau de corruption généralisé. En effet comme nous le voyons ces capitalistes sont tous en lien avec des grandes entreprises que nous nommons monopoles7. Ces derniers sont intiment liés à l’État par le biais des commandes d’État (énergie, transport, armement etc). Ce sont de fait, ces entreprises qui dirigent la politique intérieure et extérieure de l’État, c’est pour cela que nous parlons de notre période comme celle du capitalisme monopolistique d’État. Lutter pour détruire ces monopoles est le préavis pour tout changement de société.

 

Nous voyons, concrètement, l’extrême concentration des moyens médiatiques et économique. Dans ce cas, comment peut-on parler de liberté de la presse ou même d’objectivité ? Comment peut-on nommer le système politique français « démocratie » alors que les moyens de diffusion sont contrôlés dans quelques mains toutes liés aux capitalistes monopolistes ? Nous vivons dans une dictature (de plus en plus ouverte) capitaliste, où une extrême minorité oriente notre avenir.

 Cette concentration crée une aliénation généralisée qui maintient ce que nous nommons l’hégémonie idéologique et culturelle de l'impérialisme sur les masses. Tout est fait pour que nous acceptions les politiques les plus infâmes allant contre nos propres intérêts. Cette hégémonie idéologique et culturelle est véhiculée par tous les canaux dont dispose la bourgeoisie : écoles, universités, maisons d’édition, médias etc.

 Les idées qui sont véhiculées par les médias ne sont que le reflet de la pensée dominante, il existe une autre façon de penser. Nous devons démontrer qu’il existe une autre possibilité à ce système inhumain et carnassier. La première des grandes batailles va être de montrer qu’au quotidien et malgré cela, les masses résistent à l’oppression de 1001 manières. Car les gens ne sont pas des idiots !

 Qu’on se le dise, tout l’attirail idéologique mis en branle pour nous abrutir et nous aliéner ne fonctionne que partiellement. De plus en plus de gens comprennent que tout ce système n’est que corruption, mensonge et saccage. Il y a une véritable demande d’information de la part de la population, les gens sont animés par ce qu'a nommé A.Gramsci le « bon-sens ». C’est ce « bon-sens » que nous devons transformer en conscientisation qui elle-même se transformera en matière politique. Notre peuple, les travailleurs et les classes populaires, mérite une agence de presse défendant leurs intérêts.

 

Nous avons besoin d’une PRESSE DEMOCRATIQUE !

 

C’est-à-dire une presse qui montre au quotidien que les masses ne s’arrêtent jamais de lutter. Une presse qui se fait l’amplificateur et le soutien les luttes populaires qui animent les territoires. D’une presse qui défend les droits démocratiques du peuple : Droit à un travail socialement utile, droit à un logement décent, à une santé, une éducation, des transports de qualité et gratuits etc. Qui défend les plus exploités et notamment les masses Afro-Musulmanes. Mais aussi les droits démocratiques du peuple d’Occitanie, notamment l’officialisation de l’occitan, le développement de l’éducation et de la culture. Une presse qui se fait l’écho d’un peuple en plein réveil qui mérite d’exister et de vivre.

 

D’une presse pour S’INFORMER ET SE FORMER :

 

Nous avons besoin d’une presse qui informe et combat les mensonges quotidiens du monopole médiatique impérialiste, qui lutte contre l’hégémonie idéologique et culturelle, qui lutte contre la réaction, contre la fascisation des esprits, etc. D’une presse qui va aux cœurs des questions dans un souci de compréhension des phénomènes politiques et sociaux dans leurs essences. Qui explique clairement chaque sujet dans l’optique à chaque fois d’élever le niveau de conscience et le niveau culturel du peuple. Tout cela pour atteindre collectivement un niveau de compréhension des phénomènes, et acquérir une conception juste du monde.

 

 

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1 Francis Fukuyama a théorisé qu’avec la chute de l’URSS le capitalisme avait définitivement triomphé, que l’Histoire (dans le sens d’un mouvement lié à la lutte des classes) était donc fini. Il est revenu sur ses propos notamment depuis la crise de 2008…

 

2 Le monde se divise en deux catégories : les pays impérialistes (USA, UE, Japon, la Chine et la Russie) et les pays semi-colonisés, c’est-à-dire indépendants en théorie mais pas dans les faits, le tiers-monde. Aujourd’hui la puissance hyper-hégémonique demeure les USA.

 

3 Un exemple récent des plus marquants, est par exemple les sondages pour la nouvelle région (Midi-Pyrénéen-Languedoc-Roussillon) où le nom Occitanie est arrivé largement en tête.

 

4 Un exemple des plus frappants est le déchaînement généralisé face au 7 minutes en langue corse lors de l’intronisation du président de l’assemblée de la collectivité territoriale de corse le 17/12/15.

 

5 Par Afro-Musulman, nous entendons la chose dans un sens socioculturel et non exclusivement religieux (bien que la religion fait partie de la culture). C’est un fait, une partie du prolétariat métropolitain (les gens des cités comme les médias les appellent) est d’origine africaine, et pour une bonne partie musulmane. L’Islam représente un ciment culturel identitaire comme le judaïsme chez les juifs, bien au-delà de la religion.

 

6 L’hégémonie est une domination sans partage. Dans notre cas cela signifie que la classe dominante, la bourgeoisie capitaliste, impose son modèle de pensée et sa vision du monde à toute la population.

 

7 Car détenant la totalité ou la quasi-totalité d’un secteur de l’industrie ou des banques.

Published in jornau
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