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Edito

Il y a plus de deux ans nous lancions NÒS – Nouvelles OccitanieS  comme projet s’intégrant à la lutte de libération sociale et nationale du peuple Occitan. Nous pouvons déjà affirmer que c’est une première bataille gagnée. Proposer des articles de qualité, variés et cela de manière régulière et fonctionnant seulement par le militantisme est en soi déjà une belle réussite. NÒS a démontré sa pertinence et la nécessité d’une presse au service d’une Occitània libre,  émancipée et unie à l’heure où l’occitanisme entre dans une nouvelle phase historique.

Le mouvement des Gilets Jaunes est venu relancer l’actualité de la lutte des classes en Hexagone et en Occitània. NÒS a été un des premiers médias en Occitània mais aussi au niveau hexagonal à appuyer le mouvement en y décelant  son sens profond, celui du retour de l’actualité de la Révolution  et également en analysant son potentiel occitaniste (opposition Paris/provinces, villes/campagnes, métropoles/périphéries). C’est le but profond de notre journal, donner des clés pour comprendre le monde et le transformer.  

Certes beaucoup de choses sont à retravailler dans le site mais nous avançons patiemment et avec fermeté, nous savons que le temps est de notre côté. La prochaine étape sera la sortie d’une version papier pour que cet instrument se matérialise dans le réel des luttes. Nous avons besoin de vous, faîtes connaître le journal, partagez les articles, proposez des articles mais aussi critiquez-les, tout cela fait partie d’un même processus et est donc nécessaire !

 

Vive NÒS, la presse démocratique et populaire au service de la nouvelle Occitània !

Òsca NÒS, la premsa democratica e populara au servici de la novèla Occitània !

Economia

Les monopoles sont les immenses entreprises qui détiennent une partie ou la totalité d'une branche de la production de marchandise. C'est à dire qui
L'impérialisme (voir ici), qui est notre système économique, est en crise profonde. C'est une crise systémique, c'est à dire qu'elle est au cœur du

nosinfo

Il y a en Occitanie à ce jour six équipes de fotbòl en Ligue 1, deux en Ligue 2, quatre en National.

La totalité des clubs ont un groupe de supporters, de "l'amicale" pour les plus petits en national, aux groupes "Ultras" pour les autres. Nous allons voir ici la liaison qu'entretiennent les groupes de supporters,  dit "Ultras"  avec l'identité Occitane.

Blas Infante naquit dans la ville andalouse de Casares (Malaga), le 5 juillet 1885 et mourut assassiné par la Phalange lors du soulèvement militaire de 1936. Il fut accusé "d'avoir participé à une candidature de tendance révolutionnaires entre 1931 et 1936 et s'être fait remarquer comme propagandiste d'un  parti andalousiste ou régionaliste andalou", selon les termes de sa condamnation qui sera rendue... quatre ans après sa mort.

Blas Infante a grandi dans un village de journaliers agricoles au sang mauresque andalous. Le Père de la Patrie Andalouse fut témoin de la faim dans les rue de son village, et sentit le poids de la pauvreté de son pays : "J'ai, gravée dans ma conscience depuis l'enfance, la vision sombre du journalier. Je l'ai vu promener sa faim par les rues du village".

De 1896 à 1900 il fut interne dans un collège religieux dans la ville d'Archidona, mais à 15 ans le jeune Blas dût interrompre  ses études pour travailler comme auxiliaire dans le tribunal de paix de sa ville. 

Le désastre de Cuba [la perte de l'île, l'une des dernières colonies espagnoles, au terme d'une guerre contre les États-Unis en 1898] toucha fortement l'industrie madrilène et catalane et le gouvernement central n'eût comme remède que de créer des colonies intérieures comme l'Estrémadure et l'Andalousie. 

Jusqu'en 1904 il ne reprit pas ses études, l'effort de ses parents pour l'éducation et la formation de leurs enfants les mènera définitivement à la ruine, comme en témoignent les lettres que leur envoyait leur mère et qui sont encore conservées dans la maison de Coria del Rio.

Blas poursuivit ses études à Grenade au cours de deux années très difficiles où il étudia le droit et un peu de philosophie. C'est là qu'il entra en contact avec un autre ingrédient de son futur nationalisme andalou : la culture médiévale musulmane d'Al-Andalus.

À 24 ans déjà il est notaire, mais malgré cela il ne cesse d'étudier plus profondément la culture andalouse ; il essaie de s'immerger dans la racine même de l'Andalousie, il exerce comme notaire à Cantillana ; et il fréquente l'Athénée de Séville où il entend pour la première fois le discours andalousiste prononcé par Mario Méndez Bejarano, prenant ainsi conscience que l'Andalousie était loin d'être morte.

Blas Infante, au fil du temps, radicalise sa position andalouse ; passant du régionalisme lors l'Assemblée de Ronda (1918) au nationalisme à l'Assemblée de Cordoue (1919). Il en vient à réclamer la pleine indépendance de l'Andalousie, proclamant : "Refusons la représentation
d'un État qui nous déshonore (...) Déclarons-nous séparatistes de cet État (...) qui nous disqualifie devant notre propre conscience et devant la conscience des peuples étrangers. Ayons honte de l'avoir supporté si longtemps et condamnons-le au mépris". Ce Blas Infante avait très peu à voir avec celui qu'on nous présente aujourd'hui, totalement défiguré et édulcoré.

Infante avait également fait sienne une citation de Ganivet : "Il y a plutôt deux nations dans la péninsule : l'une au nord, l'Espagne, l'autre au sud, Andalousie".

Blas Infante commence à sympathiser avec l'anarchisme, c'est pour cela que l'hymne national de l'Andalousie, dont il a lui-même écrit les paroles, dit : "Andalous, levez-vous ! Demandez la terre et la liberté !". Ce sont là des phrases puissantes et inhabituelles dans les hymnes de ce genre.

Blas Infante se marie et déménage à Séville où il fonde la maison d'édition et la bibliothèque "AVANTE", dans lesquelles il publiera certaines de ses œuvres ; mais en raison de la dictature de Primo de Rivera, les activités andalousistes sont suspendues. Il a transfère alors son étude de notaire de Cantillana à Isla Cristina sur la côte de Huelva, où il s'installe fin 1923.

À la fin de la dictature, il se déplace sa charge de notaire à Coria del Rio, à Séville, et durant la Seconde République il constitue l'Assemblée libéraliste d'Andalousie. Les 29, 30 et 31 janvier 1933, le Conseil provincial de Séville convoque une assemblée de toutes les municipalités et conseils provinciaux pour la discussion définitive d'un avant-projet de base ; avec pour secrétaire José Andrés Vázquez. Le Père de la Patrie andalouse forme la même année, en novembre, une candidature électorale avec Eduardo Ortega et Gasset pour la circonscription de Malaga, où il se présente comme andalousiste indépendant.

À la demande de la Fédération des municipalités andalouses, un Conseil d'Action andalousiste a été constitué en 1934 ; à l'issue duquel sera formée une Commission pour le Statut [d'autonomie] chargée de promouvoir le projet approuvé par l'Assemblée de Cordoue.

En 1936, après les élections de février, la campagne andalouse pour l'autonomie s'intensifie encore davantage. Blas Infante est proposé à la présidence de la nouvelle Assemblée, tenue le 6 juillet ; et la semaine suivante, à Cadix, a lieu au Conseil provincial une grande réunion de toutes les localités de la province, suite à laquelle est solennellement hissé le drapeau national de l'Andalousie au fronton de la mairie de Cadix. Après cet évènement, il fait un discours à Jerez de la Frontera ; et le 14 juillet à Séville est répétée la même cérémonie, hissant également le même drapeau sur l'hôtel de ville sévillan ; tandis que l'hymne de l'Andalousie, composé par le maître Castillo sur une idée musicale d'Infante, est joué pour la première fois par l'orchestre  municipal à 7 heures le vendredi 10 Juillet 1936, c'est-à-dire 8 jours seulement avant le début de la "Guerre incivile", comme l'appellera le Père de la Patrie andalouse. 

Lorsque la guerre éclate, Blas Infante reste du 18 juillet 1936 jusqu'au 2 août à son domicile de Coria ; où il est arrêté et emmené comme un délinquant dans une caserne de la Phalange installée dans le bâtiment de la Chambre d'Agriculture rue Trajano à Séville. Il y passe 48 heures jusqu'à son transfert dans une prison improvisée installée dans le cinéma Jauregui.

Le 10 août, presque à l'aube, il est conduit jusqu'au kilomètre 4 de la route de Carmona, au  bord du vieux verger du couvent des Clarisses, et y est abattu sans pitié en application de la loi de guerre qui n'était finalement qu'une nouvelle version de la loi de fuite [pratique d'exécution sans jugement des "brigands" - bandoleros - andalous au 19e siècle, similaire à la "corvée de bois" française en Algérie : le détenu est emmené dans la nature et laissé s'éloigner suffisamment pour pouvoir invoquer une tentative de fuite, et à ce moment-là abattu].              

Blas Infante tombe au sol, après avoir crié deux fois.

 

L'hymne andalou, à noter que les indépendantistes remplacent Espagne par peuples.

Texte original5 Traduction
   

La bandera blanca y verde
vuelve, tras siglos de guerra,
a decir paz y esperanza,
bajo el sol de nuestra tierra.

¡Andaluces, levantaos!
¡Pedid tierra y libertad!
¡Sea por Andalucía libre,
España y la Humanidad!

Los andaluces queremos
volver a ser lo que fuimos
hombres de luz, que a los hombres,
alma de hombres les dimos.

¡Andaluces, levantaos!
¡Pedid tierra y libertad!
¡Sea por Andalucía libre,
España y la Humanidad!

Le drapeau blanc et vert
revient, après des siècles de guerre,
exprimer la paix et l'espérance,
sous le soleil de notre terre.

Andalous, levez-vous !
Demandez la terre et la liberté !
Pour l'Andalousie libre,
l'Espagne et l'Humanité.

Nous, les Andalous, voulons
redevenir ce que nous avons été,
des hommes éclairés qui, aux hommes,
avons donné une âme d'hommes.

Andalous, levez-vous !
Demandez la terre et la liberté !
Pour l'Andalousie libre,
l'Espagne et l'Humanité.

 

 

L'annexion de l'Occitanie par la France a commencé il y a un peu plus de 800 ans par la conquête militaire de l'Occitanie centrale. Sous prétexte qu'une hérésie s'y était développée, Rome et Paris imposèrent une croisade d'une extrême violence. Les occitans furent le seul peuple chrétien contre lequel une croisade fût lancée.

Beaucoup aujourd'hui semblent découvrir, avec la répression en Catalunya, que la monarchie espagnole n'est pas exactement un paradis démocratique. La situation actuelle n'est pas exceptionnelle mais bien d'une froide et banale normalité dans ce pays. Combien de femmes et d'hommes sont passés entre les mains broyeuses de l’État depuis le retour de la « démocratie », nous ne le savons pas. Euskal Memoria (le site est ici) vient de sortir un document faisant état de 5022 cas de tortures seulement en Euskal Herria entre 1947 et 2014... Le document démontre que la démocratie, loin d'avoir été une rupture, n'a fait que continuer une vieille tradition du pouvoir militaire factieux commencée en 1936.

 

Une autre facette de la répression fasciste de l'État, sûrement la plus basse et lâche, a été la bien nommée « guerre sale ». L'État espagnol a financé des groupes de pistoleros, sans foi ni loi, pour assassiner des militants politiques, le GAL (Groupe d'Antiterroriste de Libération) est sûrement le plus connu.

 

L'homme a qui nous rendons hommage aujourd'hui, a été assassiné, justement, par le GAL.

 

Santi Brouard dit Santi est né en 1919 à Lekeitio en Bizkaia(EH). En 1936, à l'âge de 17 ans, il s'engage comme volontaire dans le bataillon d'Itsalde. La mort très jeune de ses deux sœurs lui fait choisir la médecine comme orientation professionnelle. Après la guerre, il étudie la médecine à l'Université de Valladolid. Il se spécialise en pédiatrie et dédie sa vie aux enfants dans lequel il voit se refléter l'avenir du Pays Basque. Une autre de ses passions fut la langue basque. Il participa à la création de la revue Anaitasuna et à la fondation de la première Ikastola.

 

C'est la mort de Txabi Etxebarrieta, dirigeant de l'ETA, lors d'une confrontation avec la garde civile, et des militants Xenki et Murgi à Leiketio(EH) en 1968, qui marque un pas de plus dans sa conscientisation. Après avoir aidé un gudari (militant de l'ETA) blessé, il devra en 1974 prendre le chemin de l'exil vers le Pays Basque nord. C'est là qu'il finira de forger définitivement sa conscience au contact de militants historiques patriotes et révolutionnaires tels que Argala et Telesfóro Monzón.

 

Il participa en 1974 à la création de HAS (Herriko Alderdi Sozialista) au Pays Basque nord, puis un an après à EHAS (Euskal Herriko Alderdi Sozialista) au Pays Basque sud. Ces deux mouvements fusionnèrent en 1976 à Iruna pour

 

donner HASI (Herri Alderdi Sozialista Iraultzailea) dont il fut le président jusqu'à sa mort. Hasi fut le premier parti à travailler sur tout le Pays Basque historique. Ce parti intégra la plate forme KAS (Coordination abertzale socialiste) qui regroupait tous les partis et organisation du mouvement de libération national basque.

En tant que représentant de ce parti, il participa aux discussions de Txiberta qui visait à unifier le mouvement national basque en vue des premières élections libres depuis 1939. Cette démarche portée par Telésforo Monzón, échoua. C'est avec lui qu'il participera à la formation d'Herri Batasuna (unité populaire) dont il fut membre de la "Mesa Nacional" (la direction). Il fut plusieurs fois élus au Parlement du Pays Basque et de l’État espagnol et, aussi comme Conseiller Municipal de Bilbao.

 

Le 20 novembre 1984, le jour de la mort de Franco, deux hommes entrèrent dans son cabinet médical et l’assassinèrent de plusieurs balles. Ces hommes faisaient partie du GAL, groupe directement finançait par le PSOE (parti socialiste) au pouvoir à ce moment là.

 

Ce jour-là est mort un patriote et un révolutionnaire socialiste conséquent qui a toujours lutté pour la libération sociale et nationale de son peuple. Immédiatement le Pays Basque répondit par une grève générale massive.

 

 

 

 

Le personnage de Charles Martel est récurrent dans le mythe national français. En particulier à l'extrême droite, ce personnage est vu comme le « sauveur de la chrétienté » ou le « sauveur de la France », dans une logique de choc des civilisations.

N’èra pas un àngel, n’èra pas Satan. La legenda, per l’auger oblidat, a augut lo temps d’apitar d’eth un portrèit idealizat e romantic que ne rebat pas exactament la realitat, mes aquò rai : l’òme es a la hautor dau mite. Sa vida, tau coma fut, ne deminga pas sa legenda.

Le 19 septembre 2019, la majorité du Parlement Européen a approuvé une grave et abjecte résolution qui constitue une partie déplorable de la stratégie de révisionnisme historique de l'Union Européenne.

Ce avec des votes favorables des partis portugais PS, PSD, CDS et PAN (NDT : Pour ce qui nous concerne dans l’État français, EELV, le PS, LREM, LR et le RN ainsi que leurs alliés ont également voté pour cette résolution)

 

Le texte qui vient d'être approuvé promeut les conceptions et falsifications les plus réactionnaires de l'Histoire contemporaine, dans une tentative déplorable d'assimiler le communisme au fascisme, de minimiser et de justifier les crime du nazisme-fascisme et de passer sous silence la responsabilité collusoire des grandes puissances capitalistes – telles que le Royaume-Uni ou la France– qui ont tracé la voie vers le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale dans l’espoir d'envoyer les hordes nazies déferler sur l'URSS, ce qui arriva avec d'immenses coûts humains et matériels pour l'Union Soviétique, à un niveau incomparable avec n'importe quel autre pays.

 
 
Avec le Pacte Molotov-Ribbentrop au centre de cette équivalence honteuse, dans le mépris de son contexte historique, la résolution adoptée par la majorité du Parlement Européen oublie de mentionner comment les grandes puissances capitalistes ont fait preuve de tolérance, de connivence et de soutien vis à vis de la montée du fascisme dans plusieurs pays européens, motivées par leur bataille contre l'idéal communiste et contre les énormes acquis économiques et sociaux des travailleurs et des peuples de l'URSS, qui encourageaient les luttes et les aspirations des travailleurs et des peuples dans toute l'Europe.
 

Ceci explique l'absence de toute référence dans cette résolution à l'Accord Quadripartite du 15 juillet 1933, signé par le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie, qui ont ouvert la porte au réarmement de l'Allemagne ; ou au soutien d'Hitler et de Mussolini à Franco et au coup d’État fasciste qui a mené a la guerre civile espagnole, le régime fasciste victorieux étant reconnu par la France et le Royaume-Uni en février 1939 ; ou la conférence et les accords de Munich signés le 30 septembre 1938 par l'Allemagne, la France, l'Italie et le Royaume-Uni, démembrant le territoire tchécoslovaque, occupé en majorité par l'armée nazie, certaines parties étant occupées par la Pologne et la Hongrie. Ou les sabotages des efforts de négociation d'un traité d'assistance mutuelle avec l'URSS par les gouvernements français et britanniques, qui aurait pu éviter une guerre mondiale, encouragés par leur espoir d'une guerre germano-soviétique.

 

La résolution adoptée par la majorité du Parlement Européen non seulement efface de l'Histoire la collusion entre les grands monopoles allemands et Hitler, mais cherche aussi à effacer la contribution décisive des communistes et de l'Union Soviétique à la défaite du nazisme-fascisme et à la libération des peuple du joug colonial après la Seconde Guerre mondiale. Une résolution qui vise également à passer sous silence le rôle des communistes dans la libération des peuples de l'oppression fasciste, comme par exemple au Portugal, ou leur rôle dans l'acquisition de droits démocratiques, politiques, sociaux et culturels pour les travailleurs et les peuples.

 

Cette résolution suppose également un élément dont la gravité ne saurait être ignorée : elle vise à tracer la route vers une persécution et une prohibition généralisée des partis et organisations communistes, et par extension d'autres forces progressistes et de syndicats, comme c'est déjà le cas, avec la complicité de l'OTAN et de l'UE, dans plusieurs États membres – tels que la Lituanie, l'Estonie, la Lettonie, la Pologne, la Hongrie, entre autres – où la réhabilitation et l'éloge historique du fascisme et la glorification des collabos s'accompagne de destructions de monuments à la résistance contre le nazisme-fascisme - y compris des monuments à l'Armée rouge -, de la promotion de la xénophobie et du racisme et de la promotion des forces fascistes.

 

Ce révisionnisme historique s'inscrit dans la continuité des positions précédentes de l'UE. L'UE prétend donner au reste du monde des leçons de « démocratie » et de « droits de l'Homme », mais fait la promotion de régressions civilisationnelles, elle attaque les droits sociaux et du travail, la souveraineté nationale des États membres périphériques et la démocratie. L'UE est un instrument au service du grand capital et des grandes puissances, et développe des tendances répressives (et militaristes) ainsi que des pratiques limitant les droits et libertés fondamentaux. Des politiques qui, comme dans le passé, sont à la racine de la résurgences des forces du fascisme et de l'extrême droite.

 

Les membres du PCP au parlement européen ont dénoncé cette grave tentative de falsification de l'Histoire et cette action anti-communiste et par essence anti-démocratique – une action qui a dépendu du soutien du PS, PSD, CDS et du PAN (NDT : EELV, le PS, LREM, LR et RN dans l’État français) – et ont réaffirmé qu'ils ne permettraient pas l'absolution du fascisme et la criminalisation de l'idéal et du projet communiste.

 

-Communiqué du Parti Communiste Portugais traduit par nos soins.

 

Petits rappels historiques :

 

-Tous les pays européens ont signé des traités avec l'Allemagne nazie

 

-L'URSS a tenté sans succès d'établir une défense collective contre l'Allemagne, avec la France, le Royaume-Uni et la Pologne

 

-Le pacte de non agression entre l'URSS et l'Allemagne avait comme objectif principal pour l'URSS de gagner du temps pour se préparer a se défendre contre l'inévitable attaque nazie.

 

-L'URSS a pu, grâce a la clause secrète du pacte, établir un glacis défensif indispensable à sa défense.

 

-Le projet politique d'Hitler pour l'Europe de l'Est était d'exterminer des dizaines de millions de Slaves et de repeupler le territoire avec des colons allemands.

 

-26,6 millions de citoyens soviétiques sont morts lors de l'invasion nazie, ce chiffre comprenant 8,6 millions de morts militaires, soit 95% des pertes alliées dans le théâtre européen.

 

-L'URSS a du se battre seule pendant 3 ans avant un débarquement allié, cependant à ce moment les hordes nazies étaient déjà en retrait face à la contre attaque soviétique. On peut affirmer qu'à partir du moment où la blitzkrieg nazie fût ralentie et stoppée grâce à la stratégie soviétique de défense en profondeur, bien loin des clichés de « vague humaine », l'Allemagne avait déjà perdu la guerre car sur-étendue et sans pétrole.

 

-L'Armée Rouge a du faire face a plus de 200 divisions allemandes, sans compter les autres pays fascistes. Les autres puissance alliées combinées ont fait face au maximum à une cinquantaine. Il n'y en eu jamais plus de 9 sur le front africain.

 

-80% des pertes allemandes on eu lieu sur le front de l'Est.

 

-Churchill préparait une guerre contre l'URSS dès que l'Allemagne serait vaincue, l'opération Unthinkable. Ce plan ne fût jamais mis à exécution car irréalisable étant donné la supériorité numérique soviétique.

 

Il n'y a que sur le front pacifique que l'on peut admettre que l'effort de guerre américain joua le rôle principal. Cependant, quelques éléments sont a prendre en considération :

 

-Le Japon et l'URSS ont signé un pacte de non-agression pendant la quasi totalité de la guerre. Après avoir subi une grave défaite à la bataille de Khalkhin Gol, le Japon craignait d'entrer en guerre contre les Soviétiques, et ce malgré l'insistance d'Hitler.

 

-Après la déclaration de la guerre entre les États-Unis et le Japon, Hitler déclara la guerre aux Américains dans l'espoir que le Japon lui rendrait la faveur en déclarant la guerre a l'URSS, ce qui se solda par un échec. À l'origine seule la guerre contre le Japon était souhaitée par Roosevelt, mais la déclaration de guerre allemande mènera les États-Unis à se joindre à la guerre en Europe.

 

-Les États-Unis souhaitaient une capitulation sans condition du Japon. L'état major japonais souhaitait négocier quelques conditions à sa capitulation et croyait encore pouvoir le faire en 1945 avec un arbitrage soviétique (l'URSS étant encore neutre).

 

-Trois mois après la victoire en Europe, l'URSS se joignit à l'effort de guerre contre le Japon le 9 août 1945 et libéra la Mandchourie en deux semaines. La disparition de la possibilité de négociation via l'arbitrage soviétique fût un facteur important dans la reddition du Japon. Ce facteur est aujourd'hui minimisé voir oublié par rapport aux bombardements nucléaires, dont le potentiel destructeur en 1945 était pourtant équivalent aux autres campagnes de bombardement américains.

 

 

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