Suite à l'appel à "mobilisation générale" du collectif "Pour que vivent nos langues", qui se déroulera le 10 octobre 2020 dans plusieurs villes de l'Etat Français, voici le manifeste :
"À l’automne 2019, notre collectif d’associations culturelles « Pour que vivent nos langues » décidait une série d’actions dont la première a été un rassemblement à Paris le 30 novembre 2019. Depuis, il ne cesse d’alerter pouvoir politique, élus et population sur le danger que courent nos langues.

Nos langues, ce sont l’occitan-langue d’oc, le basque, le breton, le catalan, le corse, le flamand occidental, l'allemand standard et dialectal alsacien et mosellan, le savoyard (arpitan-francoprovençal), les langues d'Oïl dont le gallo et le poitevin-saintongeais, les créoles et les langues autochtones des territoires des Outre-Mer, cette richesse commune, partagée, dont l’article 75-1 de la Constitution fait un patrimoine pour la France dans son ensemble.

Toutes nos langues résistent en France pour ne pas disparaître, car elles figurent toutes à l’inventaire des « langues menacées de disparition » établi par l’Unesco. Malgré l’élan mondial pour que biodiversité naturelle et biodiversité culturelle soient enfin considérées et préservées, malgré les textes internationaux qui régissent les droits de l’Homme et les droits des peuples, l’État français, en dépit de multiples condamnations par l’ONU, continue son œuvre de destruction du patrimoine immatériel millénaire que sont nos langues et nos cultures.

Le parallèle avec l’effondrement de la biodiversité n'est pas qu'une simple image : il existe un lien étroit entre un monde riche de ses écosystèmes complexes et une humanité riche de la variété de ses langues et de ses cultures. Urgence écologique et urgence culturelle sont les deux faces d'un seul et même défi : quel monde voulons-nous, demain, pour nos enfants ?

Or, aujourd’hui, la survie de nos langues est menacée par la volonté de l’État, malgré l’attachement des populations au patrimoine linguistique et culturel de leur territoire, malgré les efforts des parents d’élèves, des enseignants (enseignement public, associatif, catholique), malgré le travail des artistes et écrivains, malgré un réseau dense et actif de militants associatifs, malgré l’engagement de nombreux élus.

Il n’existe en France aucune volonté réelle de la part des pouvoirs politiques, derrière les apparences et les discours convenus, de mettre en place de véritables politiques linguistiques efficaces pour les langues régionales.

La situation de l'enseignement, vecteur essentiel de la transmission et de la vitalité de nos langues est emblématique de cette absence de volonté. La loi dispose que « les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France, leur enseignement est favorisé ... ». Or non seulement cette loi et les conventions signées par l’État ne sont pas respectées, mais les différentes formes d’enseignement (optionnelle, bilingue et immersive) sont mises à mal par l’actuel ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer dont la politique conduit à accélérer le déclin de nos langues. Sa récente réforme du baccalauréat, et ses déclarations au Sénat en mai 2019 contre l’enseignement par immersion en sont l’illustration. La circulaire du ministre, publiée le 10 juillet 2020 encourage « la promotion des langues anciennes » mais n’évoque même pas les langues régionales.

Un an après la mise en place de la nouvelle réforme le processus d’effacement de nos langues est donc bien là : quelles que soient les dénégations infligées par le Ministre aux associations comme aux élus locaux et nationaux : c’est bel et bien à une mise à mort que procède la réforme du lycée

  • en plaçant les élèves des filières d’enseignement des langues régionales face à une angoissante concurrence avec les filières dites de « l’enseignement utile », telles que les autres langues vivantes, et même les mathématiques, alors que l’enseignement des langues mortes peut lui être choisi en dehors de toute concurrence avec d’autres enseignements.
  • en réduisant et marginalisant les possibilités de suivre et de valoriser un enseignement de et en langue régionale.

 

Mais nos langues subissent d’autres attaques dans le système scolaire :

  • insuffisance flagrante des moyens financiers et humains encore aggravée, ces dernières années, par la diminution des postes aux concours d'enseignants.
  • dotations horaires spécifiques, indispensable à l’enseignement de nos langues, réduites, supprimées ou jamais mises en place.
  • refus, tout récemment au Pays Basque, d’autoriser de nouvelles expérimentations immersives en basque, alors que les écoles associatives montrent depuis plus de 40 ans, l’intérêt pédagogique de l’enseignement par immersion. Or nous rappelons que l’enseignement immersif est d'usage courant en Europe et au-delà pour la sauvegarde de langues menacées par une langue dominante : pour le français au Québec pour le basque ou le catalan en Espagne pour le gallois en Grande Bretagne pour l’allemand en Belgique germanophone, etc… Cette pratique est reconnue pour l’enseignement de nos langues en France, depuis de nombreuses années dans l’enseignement associatif, avec des expérimentations prometteuses dans l’enseignement public, pour le catalan, le corse, le basque.
  • refus injustifié d’inclure le flamand occidental et le francoprovençal dans la circulaire listant les langues pouvant être enseignées dans l'enseignement public.  
  • imposition de l’anglais dans certains diplômes, au mépris de l’égale dignité des langues

Ce qui est programmé c’est l’expulsion de nos langues du service public d’Éducation Nationale, alors qu’il est indispensable de proposer pour tous les enfants l’enseignement de la langue de leur région.

Toutes ces mesures assèchent les viviers d’élèves et ne peuvent pas garantir la continuité de la formation jusqu’aux universités et aux centres de formation des maîtres, privant le pays de personnels formés en langue régionale.

Nous déplorons le refus

  • d’application du code de l'éducation modifié par la loi N°2013-595 et de programmation pour la refondation de l'école de la République, notamment de l'article 312-10 qui stipule que: "Les langues et cultures régionales appartenant au patrimoine de la France (article 75-1 de la constitution), leur enseignement est favorisé prioritairement dans les régions où elles sont en usage...".
  • de toute nouvelle mesure significative en faveur de nos langues dans la loi « pour une école de la confiance » malgré la nécessité d’élargir l’offre d’enseignement de nos langues et les propositions pertinentes de députés et sénateurs.
  • de nouvelles expérimentations d'immersion dans le service public.

 

  • de toute correction des mesures régressives prises ces dernières années, notamment de la réforme du lycée et du baccalauréat.

Étant donné la place centrale de l’école dans la transmission de nos langues, c’est la survie de celles-ci en société qui est directement menacée et, avec elle, celle d’un tissu culturel et artistique vivant internationalement reconnu (musique, théâtre, arts de l’audio-visuel, littérature…).

Ce qui est en jeu, c'est l'existence-même du patrimoine culturel que nous portons, en Corse, en Bretagne, en Alsace et Moselle, en Catalogne, en Flandre, en Savoie, au Pays basque, dans l'ensemble occitan et dans bien d'autres régions françaises attachées à leurs particularités culturelles et linguistiques.

 Nous nous sommes rassemblés dans ce collectif pour que, au Parlement Européen, à l’Assemblée nationale et au Sénat, dans les Collectivités, villes et villages de nos territoires qui portent la diversité culturelle de la France et de l’Europe, un large mouvement de protestation indignée et combative se lève pour arrêter ces politiques linguicides, pour que soit modifié l’article 2 de la Constitution qui sert d’excuse au refus de toute avancée législatives et règlementaire en faveur de nos langues et pour que soient enfin décidées des politiques linguistiques porteuses d’espoir pour l’avenir à l'image de ce qui se fait au Québec, au Pays de Galles ou encore dans la Communauté Autonome Basque.
Notre combat continue, et continuera."

- Ainsi que l'appel :
"Le Collectif Pour Que Vivent Nos Langues s’est engagé dans l’organisation d’une « Journée des Langues Régionales » qui fixée au samedi 10 octobre 2020. Elle viendra en écho à la journée européenne des langues qui a lieu chaque année à l’automne.

Ce jour-là, dans plusieurs villes de Bretagne, d’Occitanie-Pays d’Oc, du Pays Basque, de Corse, d’Alsace et de Flandre, etc... nous mènerons une sensibilisation commune autour des grands termes de notre mobilisation « Pour Que Vivent Nos Langues ».

Cette Journée consistera en rassemblements symboliques et de réunions auxquelles seront conviés tous ceux qui, dans chaque région, sont engagés dans la défense et la promotion des langues et cultures régionales.

Nous vous invitons à prendre contact avec les structures de votre territoire, pour trouver le rassemblement le plus proche de chez vous."


- Voici les diférents lieux de manifestation (mercés aux medias  jornalet.com et aquodaqui.info, AVERTISSEMENT IMPORTANT !! hesitez pas à verifier les informations de dates et heures auprés des structures locales pour éviter d'éventuelles erreurs.) :


Aix-en-Provence, Rectorat d’Aix – Marseille, 10h.

Agen rassemblement place Jasmin à 10h, avec l’association de parents Òc-bi

Aurillac, le rassemblement a lieu sous le marché couvert, place de l'hôtel de ville dès 9h30, puis cortège vers la Préfecture du Cantal. Là l’IEO et 15 associations appellent à l’initiative.

Arles rassemblement devant la préfecture - heure non communiquée.

Avignon, devant l’Académie (rue Thiers) à 11h30, par l’IEO Vaucluse, la Felco via son association provençale Aeloc, la Calandreta d’Orange et l’association Ben Lèu.

Baiona chaine humaine à 11h de René Cassin à la Sous-Prefecture

Béziers au théâtre municipal à 9h, et aussi devant une calandreta

Bollène (84) devant le lycée de la commune.

Bordeaux, place Pey Berland, 11h

Castelnaudary l’IEO coordonne l’initiative locale, en matinée

Clermont Ferrand, Rassemblement au Rectorat à 10h, puis direction la Préfecture, puis la place Jaude, arrivée pour 12h30. Organisé par l'IEO du Puy-de-Dôme

Carpentras  17h à la Sous Préfecture

Foix, 11 h sous les allées couvertes de la ville, Halle Vilotte.

Grenòble (Acadèmia de Grenòble que gestiona lei despartaments d'oc d'Ardècha e de Droma) acamp a 11h davant lo musèu daufinenc, 30 carrièra Maurice Gignoux, puei camina fin qu'au Rectorat. Aquela iniciativa es particulara, bòrd que recamparà d'occitanofònas e d'arpitanofònas, organisats per lo Creo Daufinat Vivarès, l'IEO Ròse Aups,  l'Associacion d'Ensenhaires dau Savoiard, e l'Aliança Culturèla Arpitanna.

Limoges, Rassemblement au rectorat, 10h30

Mont de Marsan, à la Préfecture à 10h30 le Café Gascon du Mont et Òc-bi appellent au rassemblement à 10h30

Montpellier, réunion débat, à 11h, salle Pelloutier à Antigone
12h30, manifestation vers esplanade devant l'Office du Tourisme, où se tiendra un Rassemblement musical et poétique

Marseille rassemblement devant la préfecture, l'heure ne nous a pas été communiquée.

Narbonne rassemblement à la Sous Préfecture à 11h

Nice de 10 à 12 h, conférence de presse de l'APLR et Felco au lycée Masséna, puis y tiendra son assemblée générale

Nîmes rassemblement 9h, au Carré d'Art, à l'appel du Félibrige, de la Marpoc, de la Felco et de l'IEO

Orange 17h devant l’Inspection d’Académie

Pau le rassemblement à l’Ostau Bearnés pour 10h30, puis manifestation jusqu'à l'inspection Académique

Penne d’Agenais rassemblement le vendredi 9 octobre de 10h à 16h30 à la Calandreta Lo Caminol

Périgueux de 10h-12h marché que l’IEO 24 et Novelum donnent rendez vous, le matin.


Peyrehorade (Landes) le rassemblement aura déjà eu lieu le 9 octobre à 19h au Parc de la Mairie.

Saint-Girons (09), le rassemblement aura lieu devant la mairie à 11h.

Sainte-Affrique (12) 11h place de la mairie

Toulouse rassemblement prévu en matinée devant l’école calandreta Garoneta.

La Tuta d'Òc fera une action en ligne avec les visiteurs de la librairiede 10h a 19h. S'agís d'enregistrar una frasa, un poèma, una citacion, un cant, una golardada... tot aquò sera difusat suls comptes Instagram e Facebook, 10h a 19h enregistraments de tèxtes
11, Carrièra de Malcosinat


Des rassemblements pourraient avoir lieu aussi à Pamiers (mairie 11h), Le Puy en Velay (préfecture 10h), Saint-Flour (Sous Préfecture 11h), Castres (en fin de matinée, lieu non connu de nous), Sigean (11h à la Mairie), Saint-Martin de Seignanx (40 - le vendredi 9 à 17h devant l'école maternelle)




Nous relayons également le communiqué du FPRO (Front Populaire pour la République Occitane) :
"Aperet a manifestar lo 10 d’octobre per las lengas.

Au debut d’aqueth abòr tostemps parasitat per la preséncia deu Covid e de la crisi sanitària, qu’ei mauaisit de’s botjar lo monde entà manifestar. Aquera iniciativa deu colectiu Pour que vivent nos langues que testimonia ua volontat de non pas tròp perlongar ua temporada de sequèra politica tà las nacions shens estat de l’Estat francés a despart d’un refendum jogat per avança en Kanaky.

En efèit, la crisi actuau n’a pas meliorat lo hat de las nostas lengas mespresadas. De hèit, los occitans e las occitanas de las classas popularas, com ençò deus autes pòples, que s’an concentrat lo temps suus lors interés economics, dejà beròi atacats per la crisi economica deu capitalisme. Qu’ei normau e qu’ei juste mes que’n patís la nosta lenga entà qui lo periòde n’ei pas de bon víver. E òc, quin combatejar tà la lenga quan n’èm pas segur d’acabar lo mes, de’s guardar l’emplec, de’s sauvar la botica per un artesan, etc… ?

L’iniciativa de manifestar per aquestes torns qu’ei donc coratjosa, mes enqüèra un còp que descobrim, dab despieit, las revendicacions timidòtas d’aqueth colectiu qui n’amasserà pas milions de personas de l’ua part e qui ne sembla pas compréner qu’ua tau manca d’engatjament en lo perpaus, o tot simplament de nhaca, qu’anoncia dejà ua deshèita. E cau enqüèra parlar de l’exemple deus GJ, qui batalhan despuish quasi dus ans e qui n’an pas obtienut arren a maugrat d’ua determinacion inedita ? Las demandas amistosas ne fonccionan pas dab l’Estat Francés. Que’ns cau un vertader pés politic entà ganhar.

Que podem arregretar la manca de clarificacion « Occitanie-Pays d’òc » de l’ua part e hens lo corric deu 18 junh « Nous ne pouvons interpréter cette attitude de rejet systématique de toute mesure en faveur de nos langues autrement que comme une fin de non-recevoir de sa part (le ministre de l’éducation), et un refus total de tout dialogue. », ua frasa qui ditz plan la manca de presa de consciéncia de la situacion de l’auta part.

N’ei pas ua simpla « fin de non-recevoir », qu’ei ua estrategia tà’ns har crevar. Aquera estrategia que s’inscriu dens la volontat, jamei vertaderament abandonnada, deu poder estatic francés, de perlongar lo noste etnocidi entà justificar l’imensitat deu territòri francés e la nocion fantasiosa de « l’Estat-nacion ». Tanben, l’organizacion a la darrèra minuta d’acamps locaus dens las vilas mejanas qu’ei drin a l’imatge de l’occitanisme : pagalhós. Que’s pòden totun felicitar d’aquera multiplicacion d’iniciativa en Occitania tota.Qu’aperam totun totas las occitanas e tots los occitans a juntar aquera manifestacion dab eslogans, ideas mei engatjadas pr’amor que cau tostemps muishar la nosta existéncia, pr’amor que cau har saber au poder que ne morirem pas e que n’abandoneram pas las nostas lengas e culturas.

Siam numerós.osas e determinats.adas lo 10 d’octobre !
NON A L’ETNOCIDI !

FPRO"

Published in Cultura
Friday, 22 May 2020 09:18

La Passem que s’i tornerà en 2021

Quauquas setmanas a l’associacion Ligams, qui gavida l’eveniment gigant de La Passem, ua corsa qui’s passeja en ua partida cada còp mei espandida de Gasconha, qu’anonciè l’annulacion, puish lo repòrt de la corsa per la lenga occitana.

Published in Societat
Wednesday, 10 April 2019 10:39

Eolian industrial: La meuna indignacion

"Lo nuclear atal coma las centralas termicas de produccion d'electricitat an mostrat lors feblesas mai d'un còp. Aquò explica la volontat creissenta de desvolopar d'energias mas respectuosas de l'environament. Ça que la, aquela volontat qu'èra en primièr politica es estada recuperada per l'industria e mai l'esfèra economica e financièra. Las maquinas novèlas de produccion d'energia an totjorn un impacte mai que bèl sus la planeta, tant pels produches toxics de lor constitucion coma de lor implantacion industriala. Aquela transicion energetica, que n'es pas una vertadièrament, vist son feble rendament, se fa al detriment de l'environament e de la populacion locala que n’aprofièita pas."

Published in Ecologia
Le monde qui occupe notre imaginaire est un assemblage de pays découpé en frontières politiques. Cette vision nous présente un monde complètement faussé . Et ce même si nous prenons des représentations géographiques plus réalistes sur la taille des continents. Toutes ces cartes ne nous montrent pas le vrai visage du  monde : celui d'une minorité d'États, représentants une minorité de la population mondiale, qui domine via divers instruments les autres États et nations. Ce phénomène se nomme l'impérialisme (ici la définition) et c'est le stade suprême du capitalisme.
Published in Economia

Nous relayons un texte du FPRO :

"Les Occitans détestent Macron, les Catalans détestent le roi :

Pourquoi nous Gilets Jaunes occitans nous soutenons la Catalunya.

A la suite du jugement injuste contre les leaders politiques et sociaux du mouvement indépendantiste les rues de Barcelone et des grandes villes catalanes sont en tumulte. Des centaines de milliers de personnes manifestent régulièrement, des milliers bloquent les grands axes de communication et d'autres de plus en plus nombreux dressent des barricades.

Published in Politica

L’istòria de la familha Lamon dab lo son ainat Jan Lamon, dit Pelòt, que deveré pro vist despassar las termièras de la Bigòrra on lo son nom ei enqüèra vitec. En efèit, l’associacion Art’Ờc qui a dejà hicat un pè en l’audiovisuau dab los filmòts « Shens Papèrs » (2016) e « Triste ei lo cèu » (2018) , que s’i torna augan dab un projècte de seria dedicada a la familha deu Pelòt e ad aqueths gascons e aqueras gasconas qui an coneishut e patit l’Empèri de Napoleon Ièr.

Published in Cultura
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