Societat

Mai 30, 2021
Mei de 54 acamps hens tots los País d’Oc qu’estón organizats, sovent au darrèr moment. Un ...

Occitània

Sep 15, 2019
    Il y a 400 ans, la France monarchique de Louis XIII annexait militairement le Béarn.

Politica

Ago 28, 2021
entervista deu Ciril Joanin, membre dirigent de l'organizacion politica Assemblada Occitana

Edito

Il y a plus de deux ans nous lancions NÒS – Nouvelles OccitanieS  comme projet s’intégrant à la lutte de libération sociale et nationale du peuple Occitan. Nous pouvons déjà affirmer que c’est une première bataille gagnée. Proposer des articles de qualité, variés et cela de manière régulière et fonctionnant seulement par le militantisme est en soi déjà une belle réussite. NÒS a démontré sa pertinence et la nécessité d’une presse au service d’une Occitània libre,  émancipée et unie à l’heure où l’occitanisme entre dans une nouvelle phase historique.

Le mouvement des Gilets Jaunes est venu relancer l’actualité de la lutte des classes en Hexagone et en Occitània. NÒS a été un des premiers médias en Occitània mais aussi au niveau hexagonal à appuyer le mouvement en y décelant  son sens profond, celui du retour de l’actualité de la Révolution  et également en analysant son potentiel occitaniste (opposition Paris/provinces, villes/campagnes, métropoles/périphéries). C’est le but profond de notre journal, donner des clés pour comprendre le monde et le transformer.  

Certes beaucoup de choses sont à retravailler dans le site mais nous avançons patiemment et avec fermeté, nous savons que le temps est de notre côté. La prochaine étape sera la sortie d’une version papier pour que cet instrument se matérialise dans le réel des luttes. Nous avons besoin de vous, faîtes connaître le journal, partagez les articles, proposez des articles mais aussi critiquez-les, tout cela fait partie d’un même processus et est donc nécessaire !

 

Vive NÒS, la presse démocratique et populaire au service de la nouvelle Occitània !

Òsca NÒS, la premsa democratica e populara au servici de la novèla Occitània !

Economia

Les monopoles sont les immenses entreprises qui détiennent une partie ou la totalité d'une branche de la production de marchandise. C'est à dire qui
L'impérialisme (voir ici), qui est notre système économique, est en crise profonde. C'est une crise systémique, c'est à dire qu'elle est au cœur du
Mei de 54 acamps hens tots los País d’Oc qu’estón organizats, sovent au darrèr moment.
Un estrategia de terrenh diferenta deus autes pòples qui se son concentrats hens un sol lòc deu lor territòri (mei petit totun) com los Bascos qui s’amassèn en zòna charnega a Baiona (a l'entorn de 10 000 personas), los Bretons a Guingamp (10 000 manifestants.as), los Alsacians a Colmar, los de Corsega a Bastia o enqüèra los Catalans a Perpinhan (2 000 personas).
En Occitania, la mobilizacion esparrisclada (quauques miliers en tot) qu’avó l’avantatge de har parlar hens ua multituda de médias locaus en mei d’un tractament de la premsa exagonau qui trobè rarament un tau equivalent dab los comentaris costumèrs cargats d’ignorança o de maishanta fè.
Totun las  rasons de s’estrambordar que mancan. Las granas vilas occitanas que muishèn un desinterés consequent : 100 personas a Bordèu, un drin mei a Montpelhier e a Lemòtges, quauquas detzenas a Clarmont e a Ais en Provença.
Que son fin finau las vilas petitas o mejana qui an amassat lo mei de monde : mei de 400 a Pau, centenats a Albi, mei de 100 a Tarba,  un cinquantenat a Tolon, Agen, etc. Qu’èra sovent lo parat de parlar de la situacion aus elejuts locaus o de’us demandar ua presa de posicion clara. Las diferentas organizacions : oc-bi, calandreta, organizacions politicas qu’èran urosas d’aver au mensh podut miar un tribalh « pedagogic » sus representants qui èran a còps hèra luenh. Lo deputat d’Olt e Garona, Michel Lauzzana que demandè « mais d’où vient l’Occitan ? »
Totun, ua critica que corre : e pòt enqüèra ganhar quauqu’arren l’occitanisme en seguir aquera estrategia de lobbying chic efficaç e cargat de desilusions regularas ? De mei que podem constatar qu’enqüèra un còp los occitans e las occitanas e son demorats plan charmants quan en Bretanha e cremèssen l’article 2 o en Alsacia e lancèssen haria sus la cara deu president regionau de Grand-Est.
Que podem sonque notar un cambiament de lexic dab la nocion d’etnocidi afichada e partatjada. En efèit, lo hèit de tuar la nosta identita culturau qu’ei mei justa e mei grèu que lo simple linguicide.
 Enfin, que vam esperar de véder quin s’organizeràn adara los occitanistas cap a l’anticonstitucionalitat deu sistèmi imersiu qui s’ameritarè tot simplament de contra-atacar los simbèus de la Republica qui ns’etnocida.
 A notar, qu'en ensenhament 'anticonstitucionau' immersiu : Calandreta, qu'i a 64 escòlas, tres collègis e 1 licèu, repartits sus 19 departaments, per 3937 escolans escolarizats.
Cap aus devis ipocritas deus politicians de tot escantilh tanben hens ua temporada electorau on vam espiar çò que perpauseràn los e las qui dísen deféner l’occitan e çò qui heràn vertaderalent entaus País d’Òc. 
 
Tolon (fòto P.-L.P.)


Pàmias (fòto @blanc_loic)

Agen (fòto FPRO)
 
Pau (fòto @lamasetMaza)
 
Tarba (fòto FPRO)
 

Blas Infante naquit dans la ville andalouse de Casares (Malaga), le 5 juillet 1885 et mourut assassiné par la Phalange lors du soulèvement militaire de 1936. Il fut accusé "d'avoir participé à une candidature de tendance révolutionnaires entre 1931 et 1936 et s'être fait remarquer comme propagandiste d'un  parti andalousiste ou régionaliste andalou", selon les termes de sa condamnation qui sera rendue... quatre ans après sa mort.

Blas Infante a grandi dans un village de journaliers agricoles au sang mauresque andalous. Le Père de la Patrie Andalouse fut témoin de la faim dans les rue de son village, et sentit le poids de la pauvreté de son pays : "J'ai, gravée dans ma conscience depuis l'enfance, la vision sombre du journalier. Je l'ai vu promener sa faim par les rues du village".

De 1896 à 1900 il fut interne dans un collège religieux dans la ville d'Archidona, mais à 15 ans le jeune Blas dût interrompre  ses études pour travailler comme auxiliaire dans le tribunal de paix de sa ville. 

Le désastre de Cuba [la perte de l'île, l'une des dernières colonies espagnoles, au terme d'une guerre contre les États-Unis en 1898] toucha fortement l'industrie madrilène et catalane et le gouvernement central n'eût comme remède que de créer des colonies intérieures comme l'Estrémadure et l'Andalousie. 

Jusqu'en 1904 il ne reprit pas ses études, l'effort de ses parents pour l'éducation et la formation de leurs enfants les mènera définitivement à la ruine, comme en témoignent les lettres que leur envoyait leur mère et qui sont encore conservées dans la maison de Coria del Rio.

Blas poursuivit ses études à Grenade au cours de deux années très difficiles où il étudia le droit et un peu de philosophie. C'est là qu'il entra en contact avec un autre ingrédient de son futur nationalisme andalou : la culture médiévale musulmane d'Al-Andalus.

À 24 ans déjà il est notaire, mais malgré cela il ne cesse d'étudier plus profondément la culture andalouse ; il essaie de s'immerger dans la racine même de l'Andalousie, il exerce comme notaire à Cantillana ; et il fréquente l'Athénée de Séville où il entend pour la première fois le discours andalousiste prononcé par Mario Méndez Bejarano, prenant ainsi conscience que l'Andalousie était loin d'être morte.

Blas Infante, au fil du temps, radicalise sa position andalouse ; passant du régionalisme lors l'Assemblée de Ronda (1918) au nationalisme à l'Assemblée de Cordoue (1919). Il en vient à réclamer la pleine indépendance de l'Andalousie, proclamant : "Refusons la représentation
d'un État qui nous déshonore (...) Déclarons-nous séparatistes de cet État (...) qui nous disqualifie devant notre propre conscience et devant la conscience des peuples étrangers. Ayons honte de l'avoir supporté si longtemps et condamnons-le au mépris". Ce Blas Infante avait très peu à voir avec celui qu'on nous présente aujourd'hui, totalement défiguré et édulcoré.

Infante avait également fait sienne une citation de Ganivet : "Il y a plutôt deux nations dans la péninsule : l'une au nord, l'Espagne, l'autre au sud, Andalousie".

Blas Infante commence à sympathiser avec l'anarchisme, c'est pour cela que l'hymne national de l'Andalousie, dont il a lui-même écrit les paroles, dit : "Andalous, levez-vous ! Demandez la terre et la liberté !". Ce sont là des phrases puissantes et inhabituelles dans les hymnes de ce genre.

Blas Infante se marie et déménage à Séville où il fonde la maison d'édition et la bibliothèque "AVANTE", dans lesquelles il publiera certaines de ses œuvres ; mais en raison de la dictature de Primo de Rivera, les activités andalousistes sont suspendues. Il a transfère alors son étude de notaire de Cantillana à Isla Cristina sur la côte de Huelva, où il s'installe fin 1923.

À la fin de la dictature, il se déplace sa charge de notaire à Coria del Rio, à Séville, et durant la Seconde République il constitue l'Assemblée libéraliste d'Andalousie. Les 29, 30 et 31 janvier 1933, le Conseil provincial de Séville convoque une assemblée de toutes les municipalités et conseils provinciaux pour la discussion définitive d'un avant-projet de base ; avec pour secrétaire José Andrés Vázquez. Le Père de la Patrie andalouse forme la même année, en novembre, une candidature électorale avec Eduardo Ortega et Gasset pour la circonscription de Malaga, où il se présente comme andalousiste indépendant.

À la demande de la Fédération des municipalités andalouses, un Conseil d'Action andalousiste a été constitué en 1934 ; à l'issue duquel sera formée une Commission pour le Statut [d'autonomie] chargée de promouvoir le projet approuvé par l'Assemblée de Cordoue.

En 1936, après les élections de février, la campagne andalouse pour l'autonomie s'intensifie encore davantage. Blas Infante est proposé à la présidence de la nouvelle Assemblée, tenue le 6 juillet ; et la semaine suivante, à Cadix, a lieu au Conseil provincial une grande réunion de toutes les localités de la province, suite à laquelle est solennellement hissé le drapeau national de l'Andalousie au fronton de la mairie de Cadix. Après cet évènement, il fait un discours à Jerez de la Frontera ; et le 14 juillet à Séville est répétée la même cérémonie, hissant également le même drapeau sur l'hôtel de ville sévillan ; tandis que l'hymne de l'Andalousie, composé par le maître Castillo sur une idée musicale d'Infante, est joué pour la première fois par l'orchestre  municipal à 7 heures le vendredi 10 Juillet 1936, c'est-à-dire 8 jours seulement avant le début de la "Guerre incivile", comme l'appellera le Père de la Patrie andalouse. 

Lorsque la guerre éclate, Blas Infante reste du 18 juillet 1936 jusqu'au 2 août à son domicile de Coria ; où il est arrêté et emmené comme un délinquant dans une caserne de la Phalange installée dans le bâtiment de la Chambre d'Agriculture rue Trajano à Séville. Il y passe 48 heures jusqu'à son transfert dans une prison improvisée installée dans le cinéma Jauregui.

Le 10 août, presque à l'aube, il est conduit jusqu'au kilomètre 4 de la route de Carmona, au  bord du vieux verger du couvent des Clarisses, et y est abattu sans pitié en application de la loi de guerre qui n'était finalement qu'une nouvelle version de la loi de fuite [pratique d'exécution sans jugement des "brigands" - bandoleros - andalous au 19e siècle, similaire à la "corvée de bois" française en Algérie : le détenu est emmené dans la nature et laissé s'éloigner suffisamment pour pouvoir invoquer une tentative de fuite, et à ce moment-là abattu].              

Blas Infante tombe au sol, après avoir crié deux fois.

 

L'hymne andalou, à noter que les indépendantistes remplacent Espagne par peuples.

Texte original5 Traduction
   

La bandera blanca y verde
vuelve, tras siglos de guerra,
a decir paz y esperanza,
bajo el sol de nuestra tierra.

¡Andaluces, levantaos!
¡Pedid tierra y libertad!
¡Sea por Andalucía libre,
España y la Humanidad!

Los andaluces queremos
volver a ser lo que fuimos
hombres de luz, que a los hombres,
alma de hombres les dimos.

¡Andaluces, levantaos!
¡Pedid tierra y libertad!
¡Sea por Andalucía libre,
España y la Humanidad!

Le drapeau blanc et vert
revient, après des siècles de guerre,
exprimer la paix et l'espérance,
sous le soleil de notre terre.

Andalous, levez-vous !
Demandez la terre et la liberté !
Pour l'Andalousie libre,
l'Espagne et l'Humanité.

Nous, les Andalous, voulons
redevenir ce que nous avons été,
des hommes éclairés qui, aux hommes,
avons donné une âme d'hommes.

Andalous, levez-vous !
Demandez la terre et la liberté !
Pour l'Andalousie libre,
l'Espagne et l'Humanité.

 

 

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